[11/01/2026] La Rada supprime la peine de mort du projet de Code pénal : un revers majeur pour le Gouvernement
Posté : 11 janv. 2026, 00:19

Dimanche 11 janvier 2026
La Rada supprime la peine de mort du projet de Code pénal : un revers majeur pour le Gouvernement
Kiow — Dans une atmosphère électrique, la Rada a adopté ce soir l’amendement du Parti Agrarien de Sévéroslavie (PAS) supprimant la peine de mort du projet de Code pénal présenté par le Gouvernement. La disposition la plus controversée du texte — l’exécution pour crimes exceptionnels — est remplacée par une peine de perpétuité incompressible.
Le vote fut extrêmement serré : 186 voix pour, 175 contre, 39 abstentions. Une majorité fragile, obtenue contre l’avis du Gouvernement et au terme d’une séance marquée par des alliances inattendues et des fractures internes spectaculaires.
Une coalition gouvernementale fissurée
Le Premier Ministre Iouri Nabokov (PMLS) avait défendu jusqu’au bout le maintien de la peine capitale, présentée comme un « outil ultime » face aux crimes les plus graves. Mais son parti, le PMLS, a été le seul à voter contre l’amendement à l’unanimité, incapable de rallier ses partenaires.
Le PSDS, pourtant membre de la coalition et détenteur du portefeuille de la Justice, a connu une division particulièrement visible :
- 60 députés ont voté pour l’amendement,
- 30 contre,
- 6 se sont abstenus.
Un signal politique fort, alors même que la ministre Irina Petrova avait tenté de temporiser ces derniers jours en rappelant que « rien n’était figé dans le marbre ».
L’ULS fait basculer le vote
L’Union des Libéraux de Sévéroslavie (ULS), déjà secouée par des débats internes sur la peine capitale, a joué un rôle décisif.
- 50 députés ont soutenu l’amendement,
- 30 s’y sont opposés,
- 15 se sont abstenus.
Ce déchirement a fait pencher la balance en faveur du PAS, qui a voté pour à l’unanimité.
FNPS et PRS : deux oppositions, deux stratégies
Le FNPS, farouche opposant au Gouvernement et partisan d’une peine de mort beaucoup plus large que celle proposée dans le projet initial, a choisi de s’abstenir. Une manière de ne pas soutenir le texte gouvernemental, tout en refusant d’entériner une version qu’il juge trop restrictive.
Le PRS, quant à lui, a voté pour l’amendement… pour une raison paradoxale : le parti souhaite que la peine capitale soit étendue aux crimes de droit commun, et non limitée aux crimes exceptionnels. En supprimant la version gouvernementale, il espère rouvrir le débat sur un champ d’application plus large.
Un revers politique pour le Premier Ministre
En plus de l'immense manifestation du 04 janvier dernier et de l'opposition de la Sainte-Eglise Cathodoxe-Orthodique, l’adoption de l’amendement du PAS constitue un camouflet pour le Gouvernement Nabokov, qui voit l’un des piliers de son projet de Code pénal amputé dès les premières lectures.
La suite du débat s’annonce tout aussi mouvementée. Entre une coalition fragilisée, une opposition revigorée et une opinion publique encore marquée par les manifestations massives, le Gouvernement devra naviguer avec prudence pour mener à terme son texte.
La Sévéroslavie, jeune État en quête de ses fondations juridiques, vient de trancher une question essentielle : la peine de mort ne figurera pas dans son premier Code pénal.
Le vote fut extrêmement serré : 186 voix pour, 175 contre, 39 abstentions. Une majorité fragile, obtenue contre l’avis du Gouvernement et au terme d’une séance marquée par des alliances inattendues et des fractures internes spectaculaires.
Une coalition gouvernementale fissurée
Le Premier Ministre Iouri Nabokov (PMLS) avait défendu jusqu’au bout le maintien de la peine capitale, présentée comme un « outil ultime » face aux crimes les plus graves. Mais son parti, le PMLS, a été le seul à voter contre l’amendement à l’unanimité, incapable de rallier ses partenaires.
Le PSDS, pourtant membre de la coalition et détenteur du portefeuille de la Justice, a connu une division particulièrement visible :
- 60 députés ont voté pour l’amendement,
- 30 contre,
- 6 se sont abstenus.
Un signal politique fort, alors même que la ministre Irina Petrova avait tenté de temporiser ces derniers jours en rappelant que « rien n’était figé dans le marbre ».
L’ULS fait basculer le vote
L’Union des Libéraux de Sévéroslavie (ULS), déjà secouée par des débats internes sur la peine capitale, a joué un rôle décisif.
- 50 députés ont soutenu l’amendement,
- 30 s’y sont opposés,
- 15 se sont abstenus.
Ce déchirement a fait pencher la balance en faveur du PAS, qui a voté pour à l’unanimité.
FNPS et PRS : deux oppositions, deux stratégies
Le FNPS, farouche opposant au Gouvernement et partisan d’une peine de mort beaucoup plus large que celle proposée dans le projet initial, a choisi de s’abstenir. Une manière de ne pas soutenir le texte gouvernemental, tout en refusant d’entériner une version qu’il juge trop restrictive.
Le PRS, quant à lui, a voté pour l’amendement… pour une raison paradoxale : le parti souhaite que la peine capitale soit étendue aux crimes de droit commun, et non limitée aux crimes exceptionnels. En supprimant la version gouvernementale, il espère rouvrir le débat sur un champ d’application plus large.
Un revers politique pour le Premier Ministre
En plus de l'immense manifestation du 04 janvier dernier et de l'opposition de la Sainte-Eglise Cathodoxe-Orthodique, l’adoption de l’amendement du PAS constitue un camouflet pour le Gouvernement Nabokov, qui voit l’un des piliers de son projet de Code pénal amputé dès les premières lectures.
La suite du débat s’annonce tout aussi mouvementée. Entre une coalition fragilisée, une opposition revigorée et une opinion publique encore marquée par les manifestations massives, le Gouvernement devra naviguer avec prudence pour mener à terme son texte.
La Sévéroslavie, jeune État en quête de ses fondations juridiques, vient de trancher une question essentielle : la peine de mort ne figurera pas dans son premier Code pénal.