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[04/01/2026] Manifestation à Kiow contre la peine de mort

Posté : 04 janv. 2026, 21:43
par AIS
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Dimanche 04 janvier 2026
Manifestation à Kiow contre la peine de mort

Kiow — À peine un mois et demi après la proclamation de l’indépendance, la Sévéroslavie se retrouve déjà confrontée à l’un des débats les plus sensibles de son jeune État. La présentation, il y a 3 jours, du projet de Code pénal devant la Rada a déclenché une mobilisation d’une ampleur inédite : près de 100 000 personnes ont défilé dans les rues de Kiow pour s’opposer à l’introduction de la peine de mort pour les « crimes exceptionnels », parmi lesquels le terrorisme, le génocide et les crimes contre l’humanité.

Le Gouvernement défend cette disposition comme un « outil ultime » destiné à protéger la nation face aux menaces les plus graves. Il s’agirait de la première législation pénale nationale depuis l’indépendance du 15 novembre, un texte fondateur qui doit définir les principes et les sanctions applicables dans tout le pays. Mais la mention de la peine capitale a immédiatement cristallisé les tensions.

Le Parti Agrarien de Sévéroslavie a annoncé son opposition catégorique, dénonçant une mesure « incompatible avec les valeurs démocratiques que la Sévéroslavie prétend incarner ». Au sein de l’Union des Libéraux de Sévéroslavie, le sujet provoque une véritable fracture. Une partie du parti soutient la proposition gouvernementale au nom de la sécurité nationale, tandis qu’une autre aile, plus humaniste, s’y oppose fermement, exposant au grand jour des divisions internes rarement aussi visibles.

Dans les rues de Kiow, les manifestants ont scandé leur refus d’inscrire la peine de mort dans le futur Code pénal. Les pancartes appelaient à « fonder un État de droit, pas un État de peur », tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains ont rappelé que la Sévéroslavie avait l’occasion historique de se doter d’un cadre juridique moderne et protecteur.

Un sondage publié cette semaine illustre la polarisation de l’opinion. Selon cette enquête, 41 % des Sévéroslaves se déclarent favorables à la peine de mort pour les crimes exceptionnels, tandis que 49 % s’y opposent. Les 10 % restants n’ont pas exprimé d’avis, signe d’un pays encore en pleine réflexion sur les fondations de son système judiciaire.
La Rada doit entamer l’examen détaillé du projet dans les prochains jours. Le Gouvernement affirme vouloir « écouter toutes les sensibilités », mais n’a pour l’instant laissé entendre aucune volonté de retirer la disposition la plus controversée du texte. Les débats à venir s’annoncent décisifs pour définir l’identité juridique — et politique — de la Sévéroslavie naissante.

[04/01/2026] Manifestation à Kiow contre la peine de mort

Posté : 06 janv. 2026, 14:47
par Iouri Nabokov
La manifestation avait surpris tout le monde au Gouvernement. Personne ne s'était attendu à une mobilisation d'une aussi grande ampleur. En déplacement à Nazan, le Premier Ministre avait pris la parole.

« Je comprends l’émotion que suscite ce débat. Je la respecte. Mais je tiens à rappeler que notre projet de Code pénal vise à protéger la Sévéroslavie contre les menaces les plus graves.
La peine capitale n’est pas une mesure de convenance. Elle ne s’appliquera qu’aux crimes exceptionnels — le terrorisme, le génocide, les crimes contre l’humanité — des actes qui portent une atteinte directe et irréparable à l’État et à notre peuple.
Il est tout à fait possible que jamais aucun tribunal ne prononce une telle peine. Mais elle doit exister dans notre droit comme ultime recours, comme signal de la gravité absolue de certains actes.
Nous ne construisons pas un État de vengeance. Nous construisons un État de responsabilité. Et cette responsabilité implique parfois de regarder en face les pires crimes et de prévoir les réponses les plus fermes. »

[04/01/2026] Manifestation à Kiow contre la peine de mort

Posté : 06 janv. 2026, 14:50
par Anastasia Voronina
La Ministre de la Justice et des Institutions, Irina Petrova (PSDS) avait été interpellée dans une émission politique sur la chaîne de télévision nationale concernant le projet de Code Pénal ainsi que la mobilisation de la veille à Kiow. Elle a répondu de manière plus souple que le Premier Ministre, signe d'un léger clivage entre les merksistes et les sociaux-démocrates.

« Je veux d’abord dire que j’ai entendu la mobilisation d’aujourd’hui. Elle est forte, elle est claire, et elle témoigne de l’attachement des Sévéroslaves à un débat démocratique vivant.
Le projet de Code Pénal présenté à la Rada n’est pas un texte figé. Il s’agit d’un document de travail, appelé à évoluer au fil des discussions parlementaires. Plusieurs amendements ont déjà été déposés, et d’autres le seront encore.
Je tiens à rassurer : rien n’est décidé de manière définitive. La peine capitale, comme toutes les dispositions du projet, sera examinée, débattue, amendée si nécessaire. C’est le rôle de la Rada, et c’est ainsi que fonctionne un État de droit.
Nous avançons avec méthode, avec responsabilité, et surtout avec l’écoute indispensable dans un moment aussi fondateur pour notre pays. Les débats suivent leur cours, et ils continueront tant que cela sera nécessaire. »

[04/01/2026] Manifestation à Kiow contre la peine de mort

Posté : 06 janv. 2026, 18:52
par Valentyn Pavlenko
Valentyn Pavlenko s'exprima en tant que député du PAS lors d'une conférence de presse afin de répondre à la journaliste qui l'interrogeait sur le vote à venir des amendements et du texte final :

"J'ai écouté le Premier Ministre et je dois dire que je suis d'accord avec lui sur un point : la peine capitale n'est pas une mesure de convenance. Mais c'est le seul élément de son propos avec lequel je partage son avis.

Le vrai problème, ce n'est pas de savoir si un tribunal appliquera un jour cette peine, mais de savoir si elle respecte les droits humains et les valeurs que notre démocratie entend incarner. Appliquer la mort pour "réparer" un préjudice revient à utiliser les méthodes des criminels pour rendre justice. La mort d'une personne ne peut jamais réparer un tort. Construire un État responsable, c'est avant tout garantir le droit à la vie, quel que soit le crime.

C'est pourquoi nous avons proposé un amendement : transformer la peine capitale en peine de prison incompressible, assortie de la perte définitive des droits civiques et d'une amende de 5 millions. C'est une sanction ferme, juste, et qui respecte nos principes.

Je suivrai avec attention l'attitude des députés de la majorité lors des votes à venir. Comme Madame Voronina l'a rappelé, le débat reste ouvert. J'espère que la peine capitale ne verra pas le jour, car si elle était adoptée, ce serait un triste et sinistre jour pour notre jeune démocratie.

Enfin, je tiens à souligner la mobilisation pacifique qui s'est déroulée à Kiow. C'est encourageant de voir le peuple sévéroslave participer activement aux débats de la Rada. En tant que députés et citoyens démocrates, nous avons le devoir de les écouter. Je ne peux qu'encourager ce type de manifestations, tant qu'elles restent apaisées et constructives. Notre société doit rester audacieuse et courageuse, capable de défendre ses valeurs et son humanité, même face à des personnes qui en sont dénué."

[04/01/2026] Manifestation à Kiow contre la peine de mort

Posté : 10 janv. 2026, 10:54
par Mikhaïl
La Sainte-Eglise n'avait pas participé à la manifestation, mais le Métropolite de Kiow et de toute la Sévéroslavie, Sa Béatitude Mikhaïl, avait exprimé l'opposition de l'Eglise via son compte TK.
Seul Khrestos, le père créateur, peut décider de la vie ou de la mort d'un homme. La Sainte-Eglise est opposée à l'instauration d'une peine capitale, prononcée par la justice des Hommes. #CodePénal