[06/02/2026] Distribution d'iode à Volgosibirsk suite à l'incident à la centrale de savonium
Posté : 06 févr. 2026, 18:40

Vendredi 06 février 2026
Distribution d'iode à Volgosibirsk suite à l'incident à la centrale de savonium
Volgosibirsk, Kraï de Sverdovsk — Quatre jours après l'incident ayant brièvement isolé la centrale de savonium du réseau national, les autorités ont lancé ce matin une distribution de comprimés d’iode dans la ville de Volgosibirsk, située à seulement 5 km du site. Une mesure officiellement qualifiée de « strictement préventive », mais qui suscite de nombreuses interrogations parmi les habitants, alors que le gouvernement continue d’affirmer qu’il n’existe « aucun danger ».
Dès l’ouverture des centres municipaux, plusieurs centaines de personnes se sont présentées pour récupérer les pastilles. Les files d’attente se sont rapidement allongées, alimentées par un mélange de prudence, de méfiance et d’incompréhension.
« On nous répète depuis hier qu’il n’y a eu aucun rejet, aucune anomalie, rien du tout… alors pourquoi distribuer de l’iode ? » s’interroge Natalia, 42 ans, venue avec ses deux enfants. « Je préfère les prendre, mais ça ne donne pas confiance. »
Même son de cloche chez Viktor, retraité du quartier de Zarechny : « Quand les autorités disent qu’il n’y a pas de problème mais qu’elles donnent de l’iode, c’est qu’il y a quelque chose qu’on ne nous dit pas. »
Le Ministère de la Santé et du Travail, lui, maintient son discours. « Les mesures radiologiques sont parfaitement normales. La distribution d’iode relève d’un protocole national de préparation, rien de plus », a déclaré le Ministre Sergueï Volkov. « Il n’y a aucune contradiction : nous renforçons simplement la résilience de la population. »
Une explication qui peine à convaincre certains habitants, d’autant que la centrale de Volgosibirsk — mise en service le 1er novembre 2025 — fournit près de 50 % de l’électricité nationale. Son importance stratégique et sa proximité immédiate avec la ville rendent chaque incident, même mineur, particulièrement sensible.
« On a tous vu ce qui s’est passé lundi. Quatre heures déconnectée du réseau, ce n’est pas rien », souligne un commerçant du centre-ville. « On veut bien croire qu’il n’y a pas de danger, mais alors pourquoi agir comme s’il pouvait y en avoir un ? »
Les autorités locales insistent néanmoins sur le caractère « purement préventif » de l’opération et rappellent qu’aucune anomalie n’a été détectée sur les réacteurs au savonium. La distribution se poursuivra demain pour les habitants n’ayant pas pu se déplacer.
Un rapport officiel sur l’incident est attendu dans les prochains jours, mais à Volgosibirsk, beaucoup espèrent surtout des explications plus claires.
Dès l’ouverture des centres municipaux, plusieurs centaines de personnes se sont présentées pour récupérer les pastilles. Les files d’attente se sont rapidement allongées, alimentées par un mélange de prudence, de méfiance et d’incompréhension.
« On nous répète depuis hier qu’il n’y a eu aucun rejet, aucune anomalie, rien du tout… alors pourquoi distribuer de l’iode ? » s’interroge Natalia, 42 ans, venue avec ses deux enfants. « Je préfère les prendre, mais ça ne donne pas confiance. »
Même son de cloche chez Viktor, retraité du quartier de Zarechny : « Quand les autorités disent qu’il n’y a pas de problème mais qu’elles donnent de l’iode, c’est qu’il y a quelque chose qu’on ne nous dit pas. »
Le Ministère de la Santé et du Travail, lui, maintient son discours. « Les mesures radiologiques sont parfaitement normales. La distribution d’iode relève d’un protocole national de préparation, rien de plus », a déclaré le Ministre Sergueï Volkov. « Il n’y a aucune contradiction : nous renforçons simplement la résilience de la population. »
Une explication qui peine à convaincre certains habitants, d’autant que la centrale de Volgosibirsk — mise en service le 1er novembre 2025 — fournit près de 50 % de l’électricité nationale. Son importance stratégique et sa proximité immédiate avec la ville rendent chaque incident, même mineur, particulièrement sensible.
« On a tous vu ce qui s’est passé lundi. Quatre heures déconnectée du réseau, ce n’est pas rien », souligne un commerçant du centre-ville. « On veut bien croire qu’il n’y a pas de danger, mais alors pourquoi agir comme s’il pouvait y en avoir un ? »
Les autorités locales insistent néanmoins sur le caractère « purement préventif » de l’opération et rappellent qu’aucune anomalie n’a été détectée sur les réacteurs au savonium. La distribution se poursuivra demain pour les habitants n’ayant pas pu se déplacer.
Un rapport officiel sur l’incident est attendu dans les prochains jours, mais à Volgosibirsk, beaucoup espèrent surtout des explications plus claires.